Debra Hamilton


Fundación Conservacionista Costarricense
Costa Rica

www.fccmonteverde.org

Drôle d’oiseau mais triste sort, l’araponga tricaronculé du Costa Rica est en grand danger. Les populations de cet oiseau si particulier, endémique à l’Amérique Centrale, se sont dramatiquement réduites au fil de la diminution des forêts humides d’altitude qui représentent son habitat exclusif. Aujourd’hui on ne le trouve guère que dans quatre localisations restreintes au Panama, Nicaragua, ainsi qu’au Costa Rica où il semble se cantonner à la forêt des brouillards de Monteverde (seuls quelques individus seraient peut être encore présents au Cerro de la Muerte, ou autour de La Selva). Comme le quetzal resplendissant, l’araponga se nourrit essentiellement des petits avocats qui poussent sur les lauracées. L’arbre et l’oiseau sont écologiquement interdépendants : l’arbre fournit à l’oiseau une nourriture riche en huile et protéines, et dépend de l’oiseau pour disperser ses graines. Le destin de la forêt et de l’oiseau sont intimement liés, comme ceux des autres oiseaux menacés tels que le quetzal resplendissant.

La Fondation pour la Conservation Costaricienne, groupement de biologistes et environnementalistes animé par la biologiste Debra Hamilton, s’est donnée pour mission de protéger et restaurer les forêts spécifiques du versant pacifique, aussi rares qu’essentielles, et la faune particulière qu’elles abritent. Études et replantations intensives de lauracées sont au programme, ainsi que l’éducation et la sensibilisation des Costariciens à la nécessaire protection des habitats, et la participation à la définition de corridors biologiques. La fondation espère pouvoir acquérir des petites zones de forêts si vitales car Monteverde est une région qui se développe dangereusement, au détriment des espaces naturels.

Liam Bosques Hamilton, notre plus jeune guide, très doué pour localiser ses amis les arapongas.
Panneau logo du Bosque Eterno de los Ninos

Araponga tricaronculé sur une branche